Interrogation, coordination et subordination

le latin QUIN

Epuisé
ISBN : 978-2-84050-566-2
Date de publication : 17/03/2008
Format : 16 x 24 cm
Nombre de pages : 496
30,00 €
Indisponible

Véritable Protée syntaxique, le mot latin quin est susceptible d’introduire une interrogation sur la cause, un énoncé injonctif par lequel le locuteur exprime son impatience, un argument qui constitue un renchérissement ou encore une proposition subordonnée, tantôt positive, tantôt négative, qui peut être complétive, consécutive, causale et même relative. La diversité de ses emplois est telle qu’il y a lieu de se demander s’il s’agit d’un seul et même mot ou de plusieurs termes homonymes. Le présent ouvrage propose une exploration des divers systèmes dans lesquels entre quin - interrogation, coordination et subordination - dans le cadre d’une approche à la fois pragmatique, sémantique et syntaxique. On y trouvera des analyses du fonctionnement exact et de la valeur de quin et des termes d’emploi proche, ainsi que des considérations sur la manière dont il convient de traduire ce mot selon les divers contextes dans lesquels il apparaît. Quelle est l’origine de quin ? Comment s’expliquent les particularités des conditions de son utilisation ? Existe-t-il des liens entre ses différents emplois ? Comment ces emplois ont-ils évolué depuis l’époque des premiers textes jusqu’au ive siècle de notre ère ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles s’efforce aussi de répondre cette étude. Mais le cas de quin s’inscrit également dans une perspective plus large puisqu’il concerne le comportement de la négation et qu’il illustre des phénomènes tels que la réanalyse, la lexicalisation, la grammaticalisation ou l’évolution cyclique. À tous ces titres, il intéresse non seulement les études latines, mais encore la linguistique générale.


Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), Frédérique Fleck est agrégée de grammaire (2001), titulaire d’un doctorat d’Études latines de l’université Paris-Sorbonne (2006). Elle enseigne depuis septembre 2006 au Département des Sciences de l’Antiquité de l’École normale supérieure, en...

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