Illusions perdues

Colloque de la Sorbonne

ISBN : 978-2-84050-310-1
Date de publication : 09/09/2003
Format : 15 x 21
20,00 €
Couverture du livre:

Il s'agit ici d'"Illusions perdues". C'est-à-dire, selon la formule tant de fois répétée, de "l'oeuvre capitale dans l'oeuvre", de ce lieu central, coeur, sommet, carrefour, de l'immense système balzacien, où convergent et culminent, d'où s'échappent et se ramifient les grandes lignes de force de l'oeuvre entière. Aucun autre roman, dans la Comédie humaine, ne peut prétendre à une telle richesse, à une telle complexité. On ne trouvera jamais mieux que dans les "Illusions perdues", cet effort encyclopédique, cette tension vers le roman total, dans lequel viennent se rejoindre l'exposé d'un savoir archéologique et technique, le tableau d'une société complexe saisie dans son détail comme dans son mouvement général, l'histoire psychologique et morale de figures individuelles et l'histoire collective d'une génération (ce que Balzac appelle "l'histoire tragique de la jeunesse depuis trente ans"), une réflexion sur le sens général d'une époque placée sous le signe de la perte et de la déception, une conception enfin de la littérature, en même temps qu'une méthode de création romanesque. C'est cette multiplicité d'intentions et de significations, cet extraordinaire feuilleté romanesque que le présent recueil, issu des journées d'Agrégation tenues à la Sorbonne les 1er et 2 décembre 2003, s'est donné pour mission d'explorer. (18 articles d'Anne-Marie Baron, Patrick Berthier, Philippe Berthier, Mariolina Bongiovanni Bertini, Eric Bordas, Andrea Del Lungo, Aude Déruelle, Jacques-David Ebguy, Francesco Fiorentino, Gérard Gengembre, Mireille Labouret, Pierre Laforgue, Boris Lyon-Caen, Arlette Michel, Alexandre Péraud, Marie-Eve Thérenty, Isabelle Tournier et André Vanoncini avec une préface de José-Luis Diaz et Jacques Noiray).

 

André Guyaux est professeur de littérature française du XIXe siècle à l’université Paris-Sorbonne. (contact mail)

Sur le même thème