Mémoire de la critique / série « Colloques de la Sorbonne »

Les premiers recueils de Verlaine

Poèmes saturniens, Fêtes galantes, Romances sans parole

(dir.) André Guyaux

André Guyaux

André Guyaux est depuis 1994 professeur de littérature française du XIXe siècle à l’Université Paris-Sorbonne, après avoir enseigné treize ans à l’Université de Haute-Alsace, à Mulhouse.

À la Sorbonne, il dirige le centre de recherche sur la littérature française du XIXe siècle.

Il est également associé à la direction d’une UMR du CNRS, implantée à Brest, placée sous la direction de Jean-Marc Hovasse et dont l’objet est la recherche sur les correspondances et journaux intimes des XIXe et XXe siècles.

Il dirige les Cahiers de littérature française, avec Alberto Castoldi (Paris-Bergame) ainsi que deux collections aux Presses de l’Université Paris-Sorbonne (PUPS) : « Mémoire de la critique » et « Colloques de la Sorbonne », toutes deux en liaison étroite avec les activités du centre de recherche sur la littérature française du XIXe siècle. La collection « Mémoire de la critique », fondée en 1995, a pour principe de rassembler des textes critiques sur un auteur, offrant un tableau de la fortune de cet auteur à son époque. Ont paru dans cette collection des volumes consacrés à Balzac, Baudelaire, Beauvoir, Chénier, Flaubert, Mallarmé, Montesquieu, Musset, Nerval, Rousseau, Stendhal, Verlaine, Zola.

Auteur d’une thèse sur l’œuvre en prose de Rimbaud soutenue à la Sorbonne en 1981, André Guyaux consacre principalement ses enseignements et ses recherches à la poésie du XIXe siècle.

Outre ses travaux sur Rimbaud (Poétique du fragment. Essai sur les « Illuminations », la Baconnière, 1985 ; édition critique des Illuminations, la Baconnière, 1985 ; Duplicités de Rimbaud, Champion-Slatkine, 1991 ; Cahier de l’Herne Rimbaud, 1993 ; diverses mises à jour des Œuvres de Rimbaud dans les Classiques Garnier ; direction d’un numéro des Cahiers de littérature française, octobre 2005 ; édition des Œuvres complètes en préparation, Gallimard, coll. "Bibliothèque de la Pléiade"),

il s’est principalement intéressé à Baudelaire (édition de Fusées, Mon cœur mis à nu et La Belgique déshabillée, Gallimard, coll. Folio, 1986 ; Baudelaire. Un demi-siècle de lectures des « Fleurs du mal », PUPS, coll. "Mémoire de la critique", 2007 ; La Querelle de la statue de Baudelaire [août-décembre 1892], PUPS, coll. "Mémoire de la critique", 2007,

à Sainte-Beuve (édition de Volupté, Gallimard, coll. Folio 1986 ; direction d’une journée Sainte-Beuve de l’Association internationale des Études françaises, juillet 2004)

et à Huysmans (Cahier de l’Herne, 1985, en collaboration ; édition critique de Grünewald du Musée de Colmar, Hermann, 1988, en collaboration ; commissariat de l’exposition Huysmans-Moreau, au musée Gustave Moreau, octobre 2007-janvier 2008).

Il est vice-président de la Société Joris-Karl Huysmans, dont il dirige le Bulletin.

Dans la tradition fondée par Madeleine Ambrière, à la Sorbonne, d’éditions et d’études de corpus épistolaires, il a consacré de nombreux articles à des correspondances d’écrivains du XIXe siècle, à celles, en particulier, de Baudelaire, de Sainte-Beuve, de Rimbaud et de Huysmans

« Des Poèmes saturniens aux Romances sans paroles, Verlaine suit une rêverie native et élue, mais surveillée et contrôlée et, semble-t-il, maîtrisée jusqu’en ses plus lointains creusements. » Octave Nadal avait tout dit : « rêverie native », et « maîtrisée ». « Je ne parle que de l’oeuvre », ajoutait-il. Rêvons donc et creusons l’oeuvre. Ce que Nadal, encore, appelle l’« extase instinctive » se communique à la discipline du vers. Ce n’est pas un hasard si parmi les vaillants lecteurs fédérés ici autour des premiers recueils de Verlaine, deux d’entre eux, Dominique Billy et Olivier Gallet, s’attachent à la rime, lieu de toutes les résonances, où s’accomplit à la fois le dandysme de la règle et la soif de dissidence ; et deux autres, Jean-Christophe Cavallin et Benoît de Cornulier, au mètre et à ses coupes. Brigitte Buffard-Moret cite Mallarmé, qui reconnaissait déjà l’ambition verlainienne d’un « métal vierge neuf » forgé à partir des « vieilles formes », – de « toutes les vieilles formes » : la chanson est de celles-là. Étudiant la répétition, Joëlle Gardes-Tamine conclut à son omniprésence vacillante, constitutive d’une « poétique du tremblement » caractéristique de Verlaine. Le premier Verlaine se prête aussi à la controverse interprétative. Tandis que Nicolas Wanlin suit à la trace la présence de la sculpture et de la peinture dans les Poèmes saturniens et les Fêtes galantes, Olivier Bivort remet en question l’implication picturale des Fêtes galantes, faisant apparaître un autre paradigme : celui du « goût Watteau ». Arnaud Bernadet dénonce la fausse ingénuité des Chevaux de bois de Saint-Gilles, dans les Romances sans paroles, plus politiques qu’il n’y paraît. Yves Reboul renverse l’hypothèse biographique, dans Beams, d’une brève idylle sur un bateau : c’est Rimbaud, selon lui, qui embarque son compagnon dans « sa belle folie ». Deux études s’attachent, transversalement, à la poétique de Verlaine dans les trois recueils. Michel Viegnes y retrouve les multiples formes de la relation entre poésie et comique : dérision, autodérision, humour, burlesque, satire, ironie. Jean-Luc Steinmetz, analysant les « intermittences du coeur », revient sur la question du lyrisme chez le poète de Colloque sentimental.

agrandir couverture

 
Afficher les tables des matières


06/12/2007
15 x 21
216 p.

ISBN : 978-2-84050-553-2

Prix

: 20 Euro(s)
ajout panier