L'Atelier des idées

Pour Michel Delon

Nouveautés
Souscription jusqu'au 31 août 2017
ISBN : 979-10-231-0570-4
Date de publication : 20/06/2017
Format : 16 x 24 cm
Nombre de pages : 730
Informations : Souscription avant le 31 mai 2017 pour figurer dans la Tabula gratulatoria.
48,00 €

Les idées traversières de Michel Delon créent, dans ce livre de mélanges, des circuits, des connexions, parfois des lignes d’erre ou des discrépances. Elles éveillent partout des échos parmi ces études qui lui sont offertes. On peut y lire des travaux sur les auteurs qui l’ont intéressé toute sa vie, Diderot, Sade, André Chénier, Crébillon, Casanova, sur les phénomènes et les courants littéraires et culturels qui ont eu sa prédilection, le libertinage, les Lumières. Ces idées éclairent les formes, la poésie, le théâtre, le roman, les essais. Elles portent la marque d’une profonde actualité autant que de leur historicité, agissant à la manière des meilleures mises en scène de théâtre, qui se saisissent d’un texte et l’éclairent aujourd’hui. On rencontrera donc aussi Baudelaire, Artaud, Nodier. L’atelier des idées, ici présenté, est d’abord l’œuvre des mots, opérant à la manière des rameaux retirés des solutions salées, dont parlait Stendhal. Les idées, de ce fait, ne sont nullement idéales ou idéelles. Elles ne sont pas dans la littérature et n’existent pas ailleurs ou autrement que dans l’écriture, car c’est ici, comme on verra, la littérature qui pense.

Liminaire, de Jacques BERCHTOLD et Pierre FRANTZ

Bibliographie de Michel Delon

Éléments biographiques

Jean-Christophe ABRAMOVICI, « Michel Delon au travail »

 

Première partie

Les idées et les formes

 

Lise ANDRIES, « Les bijoutiers au clair de lune : brigands en Révolution »

Giovanna ANGELI, « Les trois âges du Chef d’œuvre inconnu »

Wolfgang ASHOLT, « “Un concept qui a besoin d’être éclairé”. L’idée d’avant-garde dans la discussion actuelle »

Jacques BERCHTOLD, « Le jeu d’échecs au xviiie siècle, à la croisée de la littérature et de l’histoire des idées »

Michel BERNSEN, « La contribution de la poésie “rinascimentale” française au patriotisme national »

Marc André BERNIER, « L’Île de la Raison (1727) de Marivaux, ou les métamorphoses de l’idée de rationalité au siècle des Lumières »

Michèle CROGIEZ LABARTHE, « Lalande en Italie, ou s’il faut voyager aux frais d’un prince »

Nicholas CRONK, « Voltaire et le style tardif : une esthétique du redoublement »

Francesco FIORENTINO, « Modèles historiques du comique littéraire »

Pierre FRANTZ, « La Nation et ses frontières : nation et universalisme au théâtre »

Sophie LEFAY, « Le paradis à portée de jardin »

Hans Peter LUND, « Les paradigmes changeants : Charles Nodier et les Lumières »

Christophe MARTIN, « Surimpressions d’Orient : le démon de l’analogie dans les Lettres persanes »

Dolf OEHLER, « “Folie du peuple et folie de la bourgeoisie” : Baudelaire acteur, poète et juge de la révolution de 1848 »

Dietmar RIEGER, « Le mythe des troubadours : querelles littéraires et historiques au début du xviiie siècle »

Lionel SOZZI, « André Chénier, poeta dell’innocenza »

Heinz THOMA, « Les tombeaux des Lumières: la critique de la raison occidentale, chez Adorno, Foucault et Lyotard »

Martin WÅHLBERG, « Les idées de la musique : des pièces de caractère à l’histoire des idées »

 

Deuxième partie

Libertins et sadiens

 

Joël CASTONGUAY-BÉLANGER, « La cage et l’oiseau : proportions anatomiques et plaisirs libertins »

Fabrice CHASSOT, « De l’antre de Trophonius au rire de Démocrite : Fontenelle et La Mothe Le Vayer »

Patrick GRAILLE, « La Reine Njinga d’Angola en France d’hier à aujourd’hui »

Jean-Christophe IGALENS, « Fausses endormies : Challe, Godard d’Aucour, Crébillon, Casanova »

Stéphanie LOUBÈRE, « La métamorphose érotique »

Stéphane PUJOL, « De quoi le libertinage est-il le nom ? : brèves réflexions à partir de Marivaux et de Crébillon fils »

 

Michèle SAJOUS D’ORIA, « Liberté, égalité, volupté »

Jean SALEM, « Feuerbach et la libre pensée française des xviie et xviiie siècles »

Jean SGARD, « Deux minutes ou un quart d’heure ? : la conscience du temps chez Claude Crébillon »

Stéphane BARSACQ, « Comment tuer son père à bon escient »

Svein Eirik FAUSKEVÅG, « La méchanceté au service du souverain bien chez Jean-Pierre Camus et Sade »

Stéphane GENAND, « Delphine ou les malheurs de la vertu : une “lecture paradoxale” de Germaine de Staël »

Daniel MAGGETTI, « Le fouet du saint, le crâne du Marquis, les rubans des nonnes »

Sophe MARCHAND, « Formes sensibles de la Providence dans Henriette et Saint-Clair de Sade »

Conception PÉREZ-PÉREZ, « Du nouveau sur Sade ? : écarts sadiens, résonances artaudiennes »

Guy POITRY, « Faussetés sadiennes : Les Crimes de l’amour »

Alain SANDRIER, « Les idées dans le boudoir »

Thomas WYNN, « Les Cent Vingt Journées de Sodome : art brut, art brutal »

Emmanuel BOUSUGE, « Sade en 1763 : l’affaire Jeanne Testard et le premier journal du marquis. Documents policiers inédits »

 

Troisième partie

Diderot et les savoirs

 

Thierry BELLEGUIC, « Diderot, le rossignol et le polype : pensées sur l’invention et le multiple »

Else Marie BUKDAHL, « Diderot en précurseur de Michel Serres, Prigogine et Merleau-Ponty »

Paul GEYER, « La dialectique du paradoxe chez les moralistes français : les Essais de Montaigne, les Maximes de La Rochefoucauld, Le Neveu de Rameau de Diderot »

Mladen KOZUL, « Collectivité de pensées, collectivité textuelle, plagiat : l’auteur d’Holbach dans la République des lettres »

Florence LOTTERIE, « “Les limbes heureuses d’une non-identité” : Diderot, Foucault, La Religieuse et le sexe incertain »

Frédéric CHARBONNEAU, « L’idée de chaleur vitale et les aliments éteignoirs »

Daniela GALLINGANI, « Le fluidisme entre expérimentation et fiction : un débat européen au xviiie siècle »

Claire JAQUIER, « Les amphibies végétaux : histoire naturelle, philosophie et poétique mêlées »

Didier KAHN, « L’alchimie sous le directoire : Barras et la sylphide, ou la transmutation dans le boudoir »

 

Michel Delon a enseigné dans les universités de Caen et d’Orléans avant de devenir professeur à Nanterre, puis à Paris-Sorbonne. Il s’est fait connaître par L’Idée d’énergie au tournant des Lumières. 1780-1820 (1988), par le Dictionnaire européen des Lumières (1997), ainsi que par ses éditions de Sade, puis de Diderot dans la Bibliothèque de la Pléiade. Avec les étudiants dont il a dirigé les doctorats, il a perpétué la tradition de l’histoire des idées. Engagé dans les échanges internationaux, il a fondé avec Michael Bernsen et Giovanna Angeli le doctorat sur « Les mythes fondateurs de l’Europe dans la littérature, les arts et la musique » entre les universités de Bonn, de Florence et de Paris-Sorbonne (2007). Ses récentes publications cherchent une vulgarisation des travaux de recherche : Le Savoir-vivre libertin (2000), Le Principe de délicatesse. Libertinage et mélancolie au xviiie siècle (2011), Diderot cul par-dessus tête (2013). Il a été coopté comme membre étranger de l’Académie royale du Danemark (2009) et de l’Académie des sciences de Turin (2012) et fait docteur honoris causa de l’université de Bonn.